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    Le tax shelter start-up a réussi à mobiliser 34.009 investisseurs pour soutenir des entreprises belges. Cela représente la grande majorité (97,6 %) des investisseurs engagés dans l'ensemble des dispositifs de tax shelter. 

    L’objectif principal du tax shelter start-up est de stimuler les investissements individuels dans les PME en phase de démarrage. Ce mécanisme a ainsi été un catalyseur majeur pour le développement entrepreneurial en Belgique. 

    Cette page offre un aperçu détaillé du profil des investisseurs impliqués dans le tax shelter start-up. Elle met en lumière leur engagement et leur contribution à l'écosystème des jeunes entreprises. 

    Répartition géographique des investisseurs du tax shelter start-up

    Les investisseurs flamands dominent largement le volume d'investissements via le tax shelter start-up, représentant plus de la moitié (57,7 %) de celui-ci, tandis que les investisseurs wallons contribuent à 27,7 % du montant total. Les investisseurs bruxellois ont apporté les 14,6 % restants du montant investi. La répartition géographique des investisseurs présente une proportion similaire à celle des entreprises bénéficiaires. 

    Cependant, une analyse plus détaillée révèle une dynamique différente lorsqu'on examine le nombre des transactions et le nombre d'investisseurs pour chaque région. Ainsi, les chiffres se révèlent presque identiques : près de 40 % des investissements sont localisés en Flandre, 18 % à Bruxelles et un peu plus de 40 % en Wallonie. 

    Cette différence s’explique par le fait que les investisseurs flamands ont tendance à investir des montants plus élevés par le tax shelter start-up. Un constat que confirme l’analyse des montants médians d'investissement entre les régions :  

    • à Bruxelles, le montant médian investi par investisseur est de 250 euros ; 

    • en Wallonie, le montant médian investi par investisseur est de 500 euros ; 

    • en Flandre, le montant médian investi par investisseur est de 1.000 euros.  

    Au niveau provincial, c'est le Limbourg qui se positionne en haut du tableau, avec un investissement médian de 4.000 euros. 

    En moyenne, chaque investisseur contribue à environ 1,6 investissement dans le cadre du tax shelter start-up. On observe quelques disparités provinciales :  

    • 1,4 investissement par personne dans le Limbourg et à Liège (le plus bas) ;

    • 1,8 investissement par personne dans le Hainaut (le plus élevé).  

    Un peu plus de la moitié des sommes investies l'ont été dans une entreprise située dans la même province que celle de l’investisseur. La proportion d'investisseurs flamands investissant dans des entreprises wallonnes s'élève à 7,5 %, tandis que celle des investisseurs wallons investissant dans des entreprises flamandes est de 5,6 %. Les investisseurs liégeois investissent le plus souvent dans leur propre province, les trois quarts (77 %) du montant investi allant à des entreprises liégeoises. Les investisseurs du Brabant flamand, du Brabant wallon et de Namur sont les moins enclins à investir dans leur propre province. 

    Au niveau régional, ce sont les investisseurs flamands qui investissent le plus dans leur propre région : pour 100 euros investis, 81,3 euros le sont dans une entreprise flamande.  

    Les investisseurs bruxellois, quant à eux, investissent le moins dans leur propre région : 57,3 %. Cela s'explique principalement par le fait que les investisseurs bruxellois investissent davantage dans des entreprises wallonnes (35,9 %), en particulier dans le Brabant wallon voisin (15 %). Leurs investissements dans des entreprises flamandes sont en revanche bien plus faibles (6,8 %).  

    Cette proximité géographique explique également l'importance des flux financiers de la périphérie bruxelloise vers la région bruxelloise, puisque 21,6 % des montants investis par le Brabant flamand et même près d'un tiers (32,1 %) des montants investis par le Brabant wallon étaient destinés à Bruxelles.  

    Par ailleurs, les investisseurs wallons investissent proportionnellement deux fois plus dans des entreprises bruxelloises (20,7 %) que leurs homologues flamands (11,2 %).

    Répartition des investisseurs du tax shelter start-up par genre

    Quatre investisseurs sur dix (40,1 %) sont des femmes. Pourtant, elles représentent moins d'un quart (23,9 %) du montant investi. Cette disparité s'explique en partie par le fait que les femmes investissent moins fréquemment : 1,3 transaction par personne en moyenne, contre 1,8 pour les investisseurs masculins. De plus, le montant investi par les femmes est également plus petit, avec un investissement médian de 325 euros, contre 1.000 euros pour les hommes.  

    En outre, 6,2 % de toutes les transactions réalisées par des femmes via le tax shelter start-up sont destinées à des entreprises dont le conseil d'administration est exclusivement composé de femmes. Cette proportion est plus faible chez les investisseurs masculins (5,3 %). Toutefois, la part du montant investi auprès des entreprises dirigées par des femmes est légèrement plus élevée chez les investisseurs masculins (10,7 %) que chez les investisseurs féminins (10,1 %).  

    Les femmes investissent en moyenne un montant médian de 500 euros dans les entreprises dirigées par des femmes, dépassant ainsi leur investissement médian global qui est de 400 euros. En revanche, les hommes investissent en médian 3.500 euros dans les entreprises féminines, contre 1.000 euros dans les entreprises dirigées par des hommes. Les chiffres montrent que lorsqu'un investissement est réalisé dans une entreprise avec une administration féminine, il porte sur un montant plus élevé que dans les entreprises mixtes ou masculines.

    Répartition des investisseurs  du tax shelter start-up par âge

    La majorité des investisseurs dans le cadre du tax shelter start-up se situent entre 30 et 49 ans (45,4 %) et entre 50 et 69 ans (36,5 %). Les jeunes investisseurs, âgés de moins de 30 ans, représentent un dixième (9,7 %) des investissements, pour seulement un vingtième du montant total investi (5,9 %). Cette disparité s'explique principalement par les montants moins élevés et le nombre réduit d'investissements réalisés par les jeunes. 

    En observant le montant médian d'un investissement en fonction de l'âge, une tendance émerge : il augmente avec l'âge jusqu'à un certain point, puis diminue à nouveau. En effet, il oscille entre : 

    • 250 euros pour la tranche d'âge la plus jeune, moins de 30 ans ; 

    • 500 euros pour les 30-49 ans ; 

    • 1.000 euros pour les 50-69 ans ; 

    • 500 euros pour la tranche d'âge la plus élevée.  

    De plus, les deux catégories d'âge les plus avancées, entre 50 et 69 ans et 70 ans ou plus, réalisent également un nombre d'investissements supérieur à celui de leurs homologues plus jeunes. Plus l'investisseur est âgé, plus le nombre de transactions est élevé. Pour les différents groupes, les investissements sont les suivants : 

    • 1,3 fois par personne en-dessous de 30 ans ; 

    • 1,5 fois par personne dans la tranche 30 et 49 ans ; 

    • 1,7 fois par personne dans la tranche 50-69 ans ; 

    • 1,8 fois par personne à partir de 70 ans.

    Répartition des investisseurs du tax shelter start-up par classe de revenu

    Près d'un tiers (31,5 %) des investisseurs appartiennent à la catégorie des revenus les plus modestes (jusqu'à 40.000 euros de revenus annuels), tandis qu'un cinquième (20,4 %) appartiennent à la catégorie des revenus annuels supérieurs à 100.000 euros. Cette dernière catégorie représente près d'un quart (24,2 %) de l'ensemble des transactions et 41,3 % du montant investi.  

    Une personne appartenant à la tranche de revenus la plus élevée effectue donc en moyenne 1,9 investissement, ce qui est supérieur à toutes les autres catégories. De plus, le montant médian de ces investissements (1.550 euros) est plus de trois fois supérieur à la moyenne de l'ensemble des investisseurs, qui est de 500 euros. 

    À l'inverse, pour la catégorie des revenus les plus modestes, la tendance est différente : ils investissent en moyenne moins fréquemment, soit 1,4 fois par personne, et pour des montants plus faibles, soit un montant médian de 300 euros. Par conséquent, ils ne représentent que 16,3 % du montant total investi.

    Dernière mise à jour
    18 mars 2026