Les femmes restent à l’heure actuelle moins susceptibles d'exercer une activité indépendante et gèrent encore trop souvent des entreprises plus petites, avec moins d'employés, que leurs homologues masculins.

En Belgique, les femmes représentent 35,4 % des travailleurs indépendants. Pourtant, depuis plusieurs années, la croissance du nombre d’indépendants est proportionnellement plus forte chez les femmes que chez les hommes, réduisant ainsi petit à petit l’écart genré dans le monde entrepreneurial belge. En 2007, les femmes ne représentaient encore que 33,4 % des travailleurs indépendants dans notre pays.

Le graphique interactif présente une répartition des entrepreneurs indépendants en 2021 en Belgique selon le genre et selon les principales variables d’analyse.

Dans cette section, une approche chiffrée de l’entrepreneuriat féminin vous est proposée afin d’objectiver les écarts de genre dans le monde entrepreneurial belge.

Les thématiques suivantes sont abordées :

  • le profil des indépendantes (âge et nature de l’activité exercée)
  • les branches d’activités
  • le nombre de starters et cessants
  • les femmes administratrices
  • les étudiantes-indépendantes
  • le taux d’emploi et d’entrepreneuriat

Vous trouverez également une comparaison internationale de divers indicateurs liés à l’entrepreneuriat féminin. Cette section permet notamment de mettre en exergue le constat suivant : bien que le taux d’entrepreneuriat des femmes en Belgique soit inférieur de moitié à celui des hommes, ce chiffre reste supérieur à celui de nos voisins français, luxembourgeois et allemand et supérieur à la moyenne des 27 États membres de l’Union européenne. Autre constat : les femmes belges qui travaillent en tant qu’indépendantes se révèlent moins enclines que les hommes à employer des salariés, une situation vécue également par les autres pays européens.

Pour plus d’informations sur les indépendants en général, consultez la rubrique Les travailleurs indépendants en Belgique.

Sources

Les données utilisées dans cette rubrique sont principalement issues de l’Institut national d'assurances sociales pour travailleurs indépendants (INASTI). L’INASTI gère en effet la sécurité sociale des travailleurs indépendants et publie des statistiques à leur sujet.

L’INASTI offre notamment des statistiques sur le nombre d’assujettis, de starters et de cessants, ainsi que le niveau de rémunération. Celles-ci peuvent être ventilées selon :

  • la nature de l’activité : la nature de l’activité indique si la profession est exercée comme une activité principale, complémentaire ou après l'âge de la pension. Si l’activité indépendante est l’unique source de revenus professionnels, le travailleur est considéré comme indépendant « à titre principal ». Les indépendants « à titre complémentaire » exercent simultanément et principalement une autre activité professionnelle.
  • la branche d’activité : ces données peuvent être réparties selon la branche d'activité qui correspond aux principaux groupes de la nomenclature des professions propre au statut social des travailleurs indépendants. Cette codification des professions diffère des codes d’activité NACE-BEL 2008.
  • la qualité : aidant ou indépendant.

Les données utilisées pour les sections « taux d’emploi et taux d’entrepreneuriat » et « comparaison internationale » sont issues d’Eurostat.

Dernière mise à jour
7 septembre 2022