Conséquences du Brexit pour l'Union européenne et la Belgique

A dater du 29 mars 2019, le Royaume-Uni ne fera plus partie de l'Union européenne. Dès lors le Royaume-Uni sera considéré par l’Union européenne comme un pays situé en dehors de l'Union et soumis aux mêmes règles que les autres pays hors UE.

Les règles relatives aux échanges commerciaux s'appliquant mutuellement entre les pays de l'UE (voir les règles du marché intérieur), ne s'appliqueront plus aux échanges commerciaux avec le Royaume-Uni après le Brexit. Etant donné que la Belgique est membre de l'Union européenne, cela aura également un impact sur les échanges commerciaux entre la Belgique et le Royaume-Uni.

Que se passera-t-il en l'absence d'accord commercial ?

Si aucun accord commercial UE-27 n'est conclu avec le Royaume-Uni avant le Brexit, il sera question d'un « Brexit dur ». Les relations commerciales entre le Royaume-Uni et l'UE seront, à ce moment, régies par les règles de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC). Cela signifie que des tarifs d'importation et les contrôles à la frontière pourront être imposés, ce qui rendra les échanges commerciaux plus coûteux (augmentation des coûts). 

Il est important pour les entrepreneurs belges de savoir ce que cela peut signifier pour leur entreprise après le 29 mars 2019 et d'examiner avec précision à quel stade de leur chaîne de valeur ceux-ci auront un impact.

  • Quelles conséquences le Brexit peut-il avoir sur votre entreprise ? 
  • A quels processus administratifs devrez-vous faire face ? 
  • Quels seront les changements pour votre logistique, votre personnel, votre logiciel ? 
  • Quels seront les changements à la frontière ? 
  • Et dans quelle mesure les coûts évolueront-ils ? 
  • Est-il judicieux d'ouvrir une filiale au Royaume-Uni ? 
  • Ou d'y constituer ou d’y garder des stocks ?...

Un marché en évolution

Les pays de l'Union européenne bénéficient entre eux d'un marché ouvert. Les entreprises ont des échanges commerciaux mutuels relativement faciles. L'Union européenne a également conclu des accords (commerciaux) avec plusieurs autres pays non membres de l'UE. Les entreprises de ces pays peuvent donc commercer plus facilement avec les pays de l'UE. Les règles convenues dans les accords de libre-échange de l'UE avec des pays tiers vont au-delà des règles multilatérales de l'OMC. Une fois que le Royaume-Uni aura quitté l'Union européenne, les entreprises britanniques ne pourront plus recourir à ces accords européens plus avantageux.

Le Royaume-Uni a toutefois déjà annoncé son intention de conclure lui-même des accords avec des pays tiers non UE pour ses entreprises. Tous ces changements bouleversent le marché sur lequel évoluent les entreprises belges (même si elles ne traitent pas directement avec le Royaume-Uni). Le Brexit n'a donc pas seulement des conséquences pour les entreprises belges sur le marché européen, mais sans doute également sur leurs relations commerciales avec d'autres pays hors UE.

Rapports et documents de l'UE

Depuis le référendum sur le Brexit du 23 juin 2016, le SPF Economie accorde une attention particulière aux conséquences potentielles de ce retrait pour l'économie belge. La Direction générale des Analyses économiques et de l'Economie internationale suit de près les développements (économiques) à l'approche du Brexit.

Le 20 juin 2016, un High Level Group (HLG) a été créé dans le but de préparer au mieux la Belgique aux conséquences du retrait britannique de l'Union européenne. Depuis lors, ce HLG a publié plusieurs rapports, en collaboration avec le SPF Economie, la Banque nationale et le Bureau fédéral du Plan. Des analyses et de la consultation des différents secteurs, il ressort notamment que les secteurs des industries alimentaire, textile, pharmaceutique et portuaire méritaient une attention toute particulière eu égard à l'importance du Royaume-Uni pour ces secteurs, que ce soit comme client ou comme fournisseur.

Outre les études du HLG, le SPF Economie rédige également des rapports de suivi du Brexit, en collaboration avec la Banque nationale et avec le Bureau fédéral du Plan. Ces rapports se composent de trois parties :

  • un état des lieux des négociations,
  • une analyse des indicateurs de court terme et des principaux messages,
  • une analyse des principales études récentes relatives au Brexit.

Outre le suivi des indicateurs économiques à court terme, ces rapports se focalisent particulièrement sur les données commerciales et sur les secteurs qui sont les plus vulnérables.

La Commission européenne informe également le public sur le Brexit. Vous y trouverez encore plus d'informations pertinentes sur les conséquences du Brexit.

Dernière mise à jour
17 septembre 2018

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