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PIB selon l’optique dépenses
La croissance économique a marqué le pas en 2024, revenant à 1,1 % contre 1,7 % en 2023, principalement en raison d’une contribution négative des exportations nettes. Si en 2024, la demande intérieure hors stocks a contribué à la croissance du PIB avec une même ampleur qu’en 2023 (2 points de pourcentage), les exportations nettes ont quant à elles amputé la croissance économique de 0,3 point de pourcentage (contre une contribution positive de 0,6 point de pourcentage en 2023). La consommation des ménages reste le principal moteur de la croissance économique en 2024, y contribuant à hauteur de 1,1 point de pourcentage.
Pour ce qui est de la demande intérieure, à l’exception des investissements des particuliers, les autres composantes ont toutes contribué positivement à la croissance économique de 2024 :
- les dépenses de consommation privée (1,1 point de pourcentage)
- les dépenses de consommation publique (0,4 point de pourcentage)
- la formation brute de capital fixe (0,5 point de pourcentage)
Au sein de la formation brute de capital fixe, les investissements des entreprises et des administrations publiques contribuent à la croissance économique (pour respectivement +0,5 et +0,3 point de pourcentage). En revanche, les investissements en logement des ménages amputent la croissance du PIB à hauteur de 0,3 point de pourcentage.
La variation des stocks a de nouveau eu un impact négatif sur la croissance du PIB en 2024, bien que de moindre ampleur qu’en 2023, y soustrayant 0,5 point de pourcentage (contre -0,8 point de pourcentage en 2023).
Les exportations nettes ont donc principalement influencé le moindre dynamisme de la croissance économique en 2024, y retirant de 0,3 point de pourcentage. Ce chiffre provient d’un recul des exportations et des importations belges pour la deuxième année consécutive.
Le PIB a progressé de 1 % au deuxième trimestre de 2025 à un an d’écart, soit une croissance en accélération par rapport à celle enregistrée au trimestre précédent (0,9 %).
Cette croissance résulte à parts égales de la variation de stocks ainsi que de la demande intérieure hors stocks (0,5 point de pourcentage chacune). Au sein de la demande intérieure hors stock, les dépenses de consommation privée tirent leur épingle du jeu, contribuant à hauteur de 1,3 point de pourcentage et restent, une fois de plus, le principal moteur de la croissance économique. Elles sont suivies par les dépenses de consommation publique, qui contribuent à hauteur de 0,2 point de pourcentage à la croissance du PIB de ce deuxième trimestre.
La formation brute de capital fixe a par contre sensiblement amputé la croissance économique au deuxième trimestre de 2025, y soustrayant 1 point de pourcentage. Tous les investissements sont en recul au deuxième trimestre de 2025, leur contribution à cette croissance allant de -0,3 point de pourcentage pour les entreprises et l’administration publique à une contribution encore plus négative pour les investissements en logement des ménages (-0,4 point de pourcentage). Ces derniers n’ont d’ailleurs plus contribué positivement à la croissance du PIB depuis le deuxième trimestre de 2023, soit depuis 8 trimestres consécutifs.
La contribution des exportations nettes à la croissance du PIB est nulle au deuxième trimestre de 2025. Ce résultat masque toutefois un recul tant des exportations que des importations, de 0,7 %. Les exportations sont en recul pour le onzième trimestre consécutif, témoignant d’un ralentissement du commerce extérieur de la Belgique. Les importations ont à nouveau diminué au deuxième trimestre de 2025 en glissement annuel, après avoir connu deux trimestres de hausse consécutifs.
PIB selon l’optique production
L’activité économique a progressé de 1,1 % en 2024, contre 1,7 % en 2023.
Les services ont contribué à la plus grande part de la croissance de l’économie belge en 2024, soutenant celle-ci à hauteur de 0,8 point de pourcentage, soit une contribution en net recul par rapport au 1,3 point de pourcentage enregistré en 2023.
Le moindre dynamisme de la croissance économique est particulièrement notable dans l’industrie au sens large, mais hors construction. Alors que celle-ci avait contribué à la croissance économique en 2023 à hauteur de 0,3 point de pourcentage, elle y soustrait 0,1 point de pourcentage en 2024. L’agriculture suit également une tendance à la baisse, n’ayant pas contribué à la croissance économique en 2024 alors qu’elle y avait apporté 0,1 point de pourcentage en 2023. À l’inverse, la construction, qui n’avait pas contribué à la croissance du PIB en 2023, y a compté pour 0,1 point de pourcentage en 2024.
Au deuxième trimestre de 2025, l’activité économique a progressé de 1 % en glissement annuel, soit une accélération de 0,1 point de pourcentage en comparaison avec le trimestre précédent.
L’activité de l’industrie au sens large mais hors construction a eu un impact nul sur la variation du PIB au deuxième trimestre de 2025 et ce pour le cinquième trimestre consécutif.
Les services ont contribué à la croissance du PIB au deuxième trimestre de 2025 à hauteur de 0,6 point de pourcentage, témoignant d’une augmentation de 0,1 point de pourcentage par rapport au trimestre précédent. Les services continuent de jouer le rôle de moteur de l’activité économique au deuxième trimestre de 2025.
La construction enregistre une progression de son activité et contribue à la croissance de l’activité économique à hauteur de 0,2 point de pourcentage au deuxième trimestre de 2025, c’est-à-dire la même contribution qu’au trimestre précédent.
Finalement, compte tenu de son faible poids, la croissance de 3,7 % de l’activité du secteur agricole au deuxième trimestre de 2025 n’a pas eu d’impact sur la croissance du PIB de ce même trimestre.
Confiance des entrepreneurs
En 2024, la confiance des entrepreneurs s'est très légèrement améliorée en Belgique, gagnant 0,1 point par rapport au score de -12,6 points enregistrés en 2023. La courbe de confiance est cependant restée négative lors des quatre trimestres de 2024.
Les tendances sont toutefois contrastées selon les différents secteurs étudiés. L’amélioration de la confiance est sensible dans les services aux entreprises, où l’indice est remonté de 4 points à +3,5 et dans une moindre mesure dans le commerce (-14,9 en 2024 contre -16,8 l’année précédente).
à l’inverse, la confiance dans l’industrie manufacturière était au plus bas en 2024 à -16,8 points, soit 0,7 point de moins qu’en 2023. Il s’agit de la valeur la plus basse enregistrée depuis 2012.
L’amélioration de la confiance des entrepreneurs lors du troisième trimestre de 2025 (-9,2 points contre -12,8 points au trimestre précédent) se remarque également dans les trois secteurs étudiés.
C'est dans le secteur des services aux entreprises que la confiance des entrepreneurs reste la plus élevée : elle a atteint -0,9 point au troisième trimestre de 2025. La confiance s’y est redressée vigoureusement, gagnant 6,1 points en un trimestre.
La confiance des entrepreneurs du commerce a enregistré l’amélioration la plus marquée au troisième trimestre de 2025, avec une progression de 6,3 points par rapport au trimestre précédent pour atteindre -7,6 points. Le climat de confiance s’améliore également pour les entrepreneurs de l’industrie manufacturière, mais il reste malgré tout à un niveau relativement bas, passant de -14,6 points à -11,5 points.
Production industrielle
La production industrielle a de nouveau souffert en 2024. Elle s’est contractée par rapport à 2023 dans l’industrie manufacturière (section C), dans l’électricité et le gaz (section D) et dans la construction (section F).
La production dans l’industrie manufacturière (section C) a enregistré un repli particulièrement fort au deuxième trimestre de 2025, avec une baisse de 14,8 % en glissement annuel. Une production aussi faible n’avait plus été observée depuis la pandémie de Covid-19 en 2020.
La production dans le secteur de l’électricité, du gaz, de la vapeur et de l’air conditionné (section D) s’est fortement accrue au deuxième trimestre de 2025, la production augmentant de 29,9 % par rapport au trimestre correspondant de 2024.
Au deuxième trimestre de 2025, la production dans le secteur de la construction (section F) a baissé de 13,4 % par rapport au deuxième trimestre de 2024.
Taux d’utilisation des capacités de production
Alors qu’ils était tous orientés à la baisse en 2024, les TUC des quatre secteurs étudiés ont tous progressé au premier trimestre de 2025 avant d’évoluer de manière différente lors du deuxième trimestre de 2025.
Le TUC de l'industrie alimentaire reculait de 1,2 point de pourcentage en 2024 pour s’établir à 76,4 % contre une valeur moyenne de 77,7 % pour la période 2015-2024. Au niveau trimestriel, son TUC s’est dégradé, passant de 77 % au premier trimestre de 2025 à 75,7 % au deuxième trimestre de 2025, soit le TUC le plus faible depuis le troisième trimestre de 2022. Cette contre-performance creuse l’écart avec sa moyenne sur 10 ans (77,7 %).
L’évolution annuelle était similaire en 2024 pour l'industrie des textiles dont le TUC s’était tassé, diminuant de 0,8 point de pourcentage, pour atteindre 62,6 % en 2024, contre une moyenne sur 10 ans de 67,9 %. À l’inverse, son évolution trimestrielle témoigne d’un troisième trimestre consécutif de redressement, passant de 69,3 % au premier trimestre de 2025 à 70,3 % au deuxième trimestre de 2025. Il repasse ainsi en 2025 au-dessus de sa moyenne décennale. Ce n’est d’ailleurs que la deuxième fois depuis le début de 2020 que le TUC de l’industrie textile est supérieur à 70 %.
La situation était défavorable pour l'industrie technologique dont le TUC, historiquement élevé, était en repli de 1,4 point de pourcentage à 76,8 % en 2024, soit sensiblement moins que sa moyenne de long terme qui atteint 79,8 %. Concernant les données trimestrielles, alors que le TUC du secteur technologique avait significativement progressé au premier trimestre de 2025 pour atteindre 80,3 %, ce mouvement haussier s’est interrompu au deuxième trimestre de 2025, le TUC chutant à 78,5 %, repassant ainsi sous sa moyenne sur dix ans.
L’état préoccupant de l'industrie de la chimie, dont le TUC avait chuté de 1,2 point de pourcentage en 2024 pour atteindre une valeur de 67,9 %, soit près de 8 points de pourcentage de moins que sa moyenne des 10 années précédentes (76,0 %), s’est sensiblement amélioré au cours des deux trimestres de 2025. Même si le TUC dans ce secteur reste inférieur à sa moyenne sur 10 ans en s’établissant à 73,2 % au deuxième trimestre de 2025, c’est une amélioration vigoureuse de 5,8 points de pourcentage par rapport au trimestre précédent. Il s’agit également du TUC le plus élevé pour ce secteur depuis le deuxième trimestre de 2022.
Créations et cessations d’entreprises
En 2024, la démographie entrepreneuriale s’est affaiblie par rapport à 2023. Les créations d’entreprises ont en effet reculé de 0,3 % tandis que les radiations d’entreprises ont augmenté de 6,9 %.
Le solde net de « créations-radiations » a atteint 18.757 entreprises en 2024, soit 6.902 entreprises de moins qu’en 2023. Ce solde net reste donc positif même s’il s’est réduit de plus d’un quart
(-26,9 %).
Au deuxième trimestre de 2025, 30.208 nouvelles entreprises ont été créées, soit 1.409 entreprises de plus qu’au trimestre correspondant de 2024. Ces nouvelles entreprises représentaient :
- pour 88,1 % des primo-assujettissements (dont 45,3 points de pourcentage de personnes physiques et 42,9 points de pourcentage de personnes morales)
- pour 11,9 % des ré-assujettissements (dont 10,3 points de pourcentage de personnes physiques et 1,5 point de pourcentage de personnes morales)
Par ailleurs, 26.164 entreprises ont cessé leurs activités au deuxième trimestre de 2025 (dont 68,1 % de personnes physiques et 31,9 % de personnes morales), soit 3.043 radiations de plus qu’au deuxième trimestre de 2024.
Au deuxième trimestre de 2025, le solde « créations-radiations » était positif et s’élevait à 4.044 entreprises. Il est en diminution de 1.634 unités par rapport au solde du trimestre correspondant de 2024.
Faillites
Au total, 11.067 faillites ont été enregistrées en Belgique en 2024, soit 824 de plus qu’en 2023 (+8,0 %).
Les services (G-T) comptent pour plus des deux tiers (71,2 %) des faillites enregistrées en 2024 (7.876 des 11.067 faillites). Au niveau sectoriel, c’est la construction (F) qui arrive en tête du classement en 2024, comptant à lui seul 2.619 faillites (soit 23,7 % des faillites enregistrées en Belgique). Les secteurs du commerce et de la réparation d’automobiles et de motocycles (G ; 21,1 %) et de l’hébergement et la restauration (I ; 17,6 %) complètent le podium. À eux trois, ces secteurs couvrent près de deux tiers (62,4 %) des faillites enregistrées en 2024. À un an d’écart, le secteur de la construction a connu la plus forte hausse en valeur absolue du nombre de faillites en 2024 (+389 faillites), suivi du secteur du commerce et de la réparation d’automobiles et de motocycles (+244 faillites).
Au deuxième trimestre de 2025, le nombre total de faillites a augmenté de 7,4 % en glissement annuel pour se chiffrer à 3.065 faillites (soit 210 faillites de plus par rapport à la même période de 2024).
Le secteur de la construction (F) a enregistré le plus grand nombre de faillites au deuxième trimestre de 2025 (755 faillites, soit 66 de plus qu’au trimestre correspondant de 2024). Le secteur du commerce et de la réparation d’automobiles et de motocycles (G) occupe la deuxième place et comptabilise 611 faillites au deuxième trimestre de 2025, soit 11 de plus qu’au trimestre correspondant de 2024. Enfin, avec 504 faillites enregistrées, le secteur de l’hébergement et de la restauration (I) arrive en troisième position, même si le nombre de faillites pour ce secteur est en recul de 7 unités à un an d’écart.
Taux d’emploi et taux de chômage
En 2024, parmi les taux d’emploi et de chômage, seul le taux d’emploi a montré une évolution favorable à un an d’écart. En effet, le taux d’emploi (20-64 ans) a atteint en 2024 son meilleur résultat depuis plus de dix ans, progressant de 0,2 point de pourcentage par rapport à 2023 et atteignant 72,3 %. Le taux de chômage total (15-74 ans) a augmenté de 0,1 point de pourcentage en 2024 pour atteindre 5,7 %. Le taux de chômage des jeunes (15-24 ans) s’est élevé à 17,4 % en 2024, en augmentation de 1,3 point de pourcentage par rapport à 2023.
Cette situation semble être le résultat d'une combinaison de facteurs, à savoir :
- la faible croissance économique (y compris le resserrement monétaire) qui a eu un impact sur le marché de travail
- le manque de création d'emplois
- l’inadéquation entre les offres d’emploi et les compétences des demandeurs d’emploi
- la hausse des faillites d'entreprises
Au deuxième trimestre de 2025, le taux de chômage total (15-74 ans) a poursuivi son mouvement haussier initié au troisième trimestre de 2024, progressant de 0,5 point de pourcentage en glissement annuel pour se chiffrer à 6 %. Au deuxième trimestre de 2025, le taux de chômage des 15-24 ans s’est amélioré (en glissement annuel) pour la première fois depuis le troisième trimestre de 2023, passant de 17,3 % au deuxième trimestre de 2024 à 15,6 % au deuxième trimestre de 2025.
L’amélioration du taux d’emploi (20-64 ans) observée depuis le deuxième trimestre de 2024 s’est poursuivie au deuxième trimestre de 2025. Le taux d’emploi a ainsi atteint 73,3 % au deuxième trimestre de 2025 contre 72,2 % au deuxième trimestre de 2024, soit une amélioration de 1,1 point de pourcentage.
Demandeurs d’emploi inoccupés
L’évolution défavorable du nombre de demandeurs d’emploi inoccupés (DEI) observée en 2023 s’est poursuivie en 2024. Le nombre de DEI a ainsi augmenté de 7,0 % pour atteindre 522.892 unités. Il en est de même pour les DEI de moins de 25 ans, dont le nombre a crû de 5,7 % pour se chiffrer à 89.982 unités.
Cette tendance haussière du nombre de demandeurs d’emploi inoccupés s’est poursuivie en début d’année 2025. En effet, le deuxième trimestre de 2025 constitue le onzième trimestre consécutif pour lequel le nombre de demandeurs d’emploi inoccupés (DEI) et celui des demandeurs d’emploi inoccupés de moins de 25 ans se sont détériorés à un an d’écart. Le nombre total de DEI a enregistré une augmentation de 5,5 % en glissement annuel au deuxième trimestre de 2025, pour atteindre 533.623 unités. Le nombre de DEI de moins de 25 ans a quant à lui augmenté de 3,0 % en glissement annuel pour se chiffrer à 84.067 unités.
Commerce extérieur
Selon le concept national, le commerce extérieur s’est affaibli sur l’ensemble de l’année 2024, pour la deuxième année consécutive. Les exportations de biens ont baissé de 4,6 % et les importations de 8 %, se limitant respectivement à 347,6 et 340,4 milliards d’euros.
Les exportations totales de biens (en valeur) ont baissé de 1,4 % au deuxième trimestre de 2025 par rapport à la même période de 2024, se limitant à 85,7 milliards d’euros, contre 86,9 milliards d’euros au deuxième trimestre de 2024. Il s’agit du dixième recul consécutif des exportations de biens à un an d’écart. Cette diminution des exportations totales au deuxième trimestre de 2025 est attribuable uniquement aux exportations extra-UE27 qui se sont repliées de 9,8 % en glissement annuel, tandis que les exportations intra-UE27 ont augmenté de 3,2 % durant la même période.
Les importations belges de biens (en valeur) ont également baissé en glissement annuel au deuxième trimestre de 2025. Le sursaut enregistré au premier trimestre de 2025 n’aura été que de courte durée. Elles ont ainsi diminué de 2 % au deuxième trimestre de 2025 en glissement annuel pour se chiffrer à 85,3 milliards d’euros, contre 87 milliards d’euros un an plus tôt. Les importations intra-UE27 ont chuté de 1,1 % au deuxième trimestre de 2025 (en glissement annuel) tandis que les importations extra-UE27 ont reculé de 3,8 %.
Ces résultats se sont traduits par une balance commerciale excédentaire au deuxième trimestre de 2025 (+366,5 millions d’euros). Il s’agit d’une amélioration par comparaison au solde du trimestre précédent qui était déficitaire (-144 millions d’euros) et par rapport au solde du trimestre correspondant de 2024, également déficitaire (-118,6 millions d’euros).
Inflation
L’inflation, mesurée par l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) est repartie à la hausse en 2024 pour s’établir à 4,3 %, après s’être nettement affaiblie en 2023. Au deuxième trimestre de 2025, elle s’est élevée à 2,9 %, soit un ralentissement par rapport au trimestre précédent (4,1 %). Malgré des niveaux encore relativement élevés, l’inflation est en ralentissement continu depuis le troisième trimestre de 2024.
L’inflation des produits alimentaires non transformés s’est fortement réduite en 2024 pour se chiffrer à 2,6 %. Au deuxième trimestre de 2025, l’inflation des produits alimentaires non transformés était de 2,0 %, contribuant ainsi à hauteur de 0,1 point de pourcentage à l’inflation totale. Il s’agit d’une accélération par rapport au trimestre précédent où elle s’élevait à 1,3 %.
L’inflation des produits alimentaires transformés a ralenti à 5,6 % en 2024. Au deuxième trimestre de 2025, l’inflation de ce groupe de produits s’élevait à 5,6 %, marquant un ralentissement après plusieurs trimestres d’accélération. Il a ainsi contribué à hauteur de 0,9 point de pourcentage à l’inflation totale de ce même trimestre.
L’inflation des services a poursuivi son ralentissement tout au long de 2024, portant ainsi l’inflation de l’ensemble de l’année 2024 à 4,3 %. L’inflation des services a ralenti au deuxième trimestre de 2025, avec une croissance des prix de 3,5 % en glissement annuel. Les services ont ainsi contribué à hauteur de 1,6 point de pourcentage à l’inflation totale de ce trimestre.
Les produits industriels non énergétiques ont été les moins touchés par l’inflation en 2024, avec une hausse des prix de 1,7 % par rapport à 2023. Cette tendance s'explique par une décélération progressive de l’inflation observée au cours de chaque trimestre de 2023 et de 2024, à l’exception d’un sursaut temporaire au troisième trimestre de 2024. Au deuxième trimestre de 2025, l’inflation était nulle en glissement annuel. Sa contribution à l’inflation totale était donc de 0 point de pourcentage.
L’inflation des produits énergétiques était encore très haute en 2024 (9,7 %), contribuant pour 1 point de pourcentage à l’inflation totale. Au deuxième trimestre de 2025, l’inflation des produits énergétiques a augmenté de 3,2 %, soit un fort ralentissement par rapport au trimestre précédent (14,2 %). La contribution à l’inflation totale des produits énergétiques s’est donc limitée à 0,4 point de pourcentage.