La responsabilité sociétale des entreprises dans les petites et moyennes entreprises

Éditeur
SPF Economie, P.M.E., Classes moyennes et Energie

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    Le présent article ne vise pas à relater l’historique de la RSE ni à dresser l’inventaire de tous les instruments existants. Il s’entend plutôt comme un résumé succinct de ce qu’il y a lieu de comprendre par « RSE », de son utilité pour les PME, et des principaux instruments disponibles pour la mettre en oeuvre. Il fait suite au colloque intitulé « La RSE dans les PME » organisé le 20 juin 2013 par le SPF Economie.

    Les théories en matière de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) reposent notamment sur le concept anglo-saxon des 3 « P » : People, Planet, Profit, en d’autres termes « les gens, la planète et le profit ». Il s’agit en quelque sorte d’une transposition des principes de développement durable à l’entreprise. Dans le cadre de la RSE, l’entreprise s’évaluera, non plus seulement sous l’angle économique (profit), mais également sous l’angle sociétal (people) et environnemental (planet). Elle pourra présenter ainsi un triple bilan.

    La RSE n’est pas statique, et il est possible que son centre de gravité se déplace. Ainsi, si l’attention de la RSE a commencé par se concentrer sur des considérations sociales, elle s’est tournée ensuite dans les années 1980 vers l’environnement et se porte aujourd’hui davantage sur les droits de l’Homme et les conditions de production (ce qu’on appelle communément la chaîne de production).

    Il existe différentes définitions de la responsabilité sociétale des entreprises, mais lors des discussions du cadre de référence fédéral belge pour la RSE d’avril 2006, la définition suivante a été retenue : « La responsabilité sociétale des entreprises est un processus permanent d’amélioration dans le cadre duquel les entreprises intègrent de manière volontaire, systématique et cohérente des considérations d’ordre social, environnemental et économique dans la gestion globale de l’entreprise ; à cet égard, la concertation avec les parties prenantes de l’entreprise fait partie intégrante du processus. »

    Pour sa part, la Commission européenne, dans sa communication publiée en 2011, décrit la responsabilité sociétale des entreprises comme « la responsabilité des entreprises vis-à-vis des effets qu’elles exercent sur la société ».

    La RSE se rapporte dès lors aux démarches volontaires des entreprises, s’inscrivant dans une optique de développement durable, de cohésion sociale et de compétitivité et couvrant les activités sociales, sociétales, environnementales et économiques des entreprises. Elles s’appuient sur une palette d’outils - normes, standards, labels - qui permettent de mesurer la réalité de ces pratiques, leurs plus-values et d’en maximiser les effets tant pour l’entreprise que pour la société.

    Dernière mise à jour
    15 janvier 2018