Note de conjoncture

Aperçu de l'économie belge - Note de conjoncture de mai 2021

Éditeur
SPF Economie, P.M.E., Classes moyennes et Energie
Date de publication

Table of Contents

    La note de conjoncture est publiée trimestriellement. Elle se compose de différentes parties :

    • un chapitre présentant la Belgique dans son ensemble,
    • un chapitre portant sur les développements conjoncturels récents,
    • un chapitre relatif au commerce extérieur,
    • un chapitre comparant la performance de la Belgique par rapport à celle de l’Union européenne pour plusieurs indicateurs et
    • un chapitre afférent aux prévisions de croissance du PIB.

    Les enseignements à tirer de cette édition de la note de conjoncture sont les suivants :

    Les développements conjoncturels récents montrent que la croissance annuelle du PIB s’est effondrée en Belgique en 2020 (-6,3 %) à la suite de la pandémie mondiale de coronavirus qui s’est également développée dans notre pays à partir du mois de mars. Auparavant, la croissance économique belge était plutôt vigoureuse et s’élevait à 1,8 % en 2019. Si le recul du PIB en Belgique s’est montré plus prononcé que celui de l’Union européenne (27 pays ; -6,1 %), il a en revanche été moins marqué que celui de la zone euro (-6,6 %). Au quatrième trimestre de 2020, la Belgique a connu un recul de son PIB de 4,9 % à un an d’écart, une diminution plus importante que celle enregistrée au troisième trimestre de 2020 (-4,3 %), résultant des nouvelles mesures prises par le gouvernement afin de limiter l’impact sanitaire d’une deuxième vague de Covid-19 dans notre pays. Plus particulièrement, ce sont la consommation privée et les dépenses d’investissement qui ont tiré l’activité économique vers le bas au quatrième trimestre de 2020.

    Les services constituent d’accoutumée le principal moteur de la croissance économique belge. En 2020, ce sont eux qui ont majoritairement contribué au recul de l’activité économique.

    L’indice de production dans l’industrie manufacturière a nettement reculé au cours des 3 premiers trimestres de l’année 2020 pris dans leur ensemble en glissement annuel. C’est principalement le retrait observé au cours du deuxième trimestre qui tire les résultats vers le bas sous l’effet, notamment, de l’arrêt partiel ou total de l’activité de certaines industries à la suite des mesures de confinement prises par le gouvernement pour lutter contre l’expansion de la pandémie de Covid-19. Une reprise de la production dans l’industrie manufacturière a toutefois été observée dès le dernier trimestre de l’année et s’est confirmée au premier trimestre de 2021.

    La démographie des entreprises s’est encore montrée vigoureuse en 2020, avec un plus grand nombre de créations que de cessations d’entreprises et un solde net de 40.137 unités, soit le plus grand solde net observé sur la période 2016-2020. Si ce dynamisme entrepreneurial s’est poursuivi au premier trimestre de 2020, les choses se sont quelque peu détériorées au deuxième trimestre de 2020 avant de s’améliorer par la suite. Ainsi, au quatrième trimestre de 2020, non seulement le solde net de créations-cessations est resté positif (de 9.965 unités) mais il s’est amélioré en glissement annuel (1.228 unités de plus).

    Dans son ensemble, 2020 s’est avérée une année défavorable sur le marché de l’emploi, le taux d’emploi s’est inscrit à la baisse et les taux de chômage ont augmenté (à la fois le taux de chômage total et celui des jeunes de moins de 25 ans). De plus, au quatrième trimestre de 2020, tous les indicateurs d’emploi se sont également détériorés en glissement annuel. En effet, le taux d’emploi s’est réduit, atteignant 64,5 % (contre 65,3 % un an plus tôt), le taux de chômage des jeunes s’est monté à 15,4 % (contre 14,5 % un an auparavant) et le taux de chômage total a atteint 5,8 % (contre 5,2 % un an plus tôt).

    En raison d’une hausse des prix des produits énergétiques, l’inflation mesurée par l’IPCH a accéléré au premier trimestre 2021, passant de 0,3 % au quatrième trimestre de 2020 à 0,8 % au premier trimestre de 2021), alors que les prix ont reculé dans toutes les autres catégories de produits.

    En ce qui concerne les perspectives de croissance à court terme pour l’économie belge, la Commission européenne a indiqué un recul de l’activité économique de l’ordre de 6,3 % en 2020

    à la suite de la crise mondiale du coronavirus. Toutefois, la reprise devrait déjà avoir lieu en 2021 où la croissance économique s’élèverait à 4,5 % à la suite de la reprise des activités et de l’avancement dans la campagne de vaccination.

    Dernière mise à jour
    7 juin 2021