note conjoncturelle

Aperçu de l'économie belge - Note conjoncturelle d'octobre 2019

Éditeur
SPF Economie, P.M.E., Classes moyennes et Energie
Date de publication

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    La Belgique, petite économie ouverte de 11,4 millions d’habitants, se situe en plein cœur de l’Europe de l’Ouest. L’économie jouit d’une bonne infrastructure de communication ainsi que d’une main d’œuvre hautement qualifiée. Du fait de son ouverture, les échanges commerciaux sont essentiels pour la Belgique. Ainsi, la part des exportations belges dans les exportations de l’Union européenne à destination des pays membres se chiffre à 8,2 % tandis que cette part s’élève tout de même à 5,5 % pour celles destinées aux pays extérieurs à l’Union européenne. Par ailleurs, 70,9 % des exportations belges sont destinées au marché intra-européen. Les pays voisins de la Belgique constituent ses principaux partenaires commerciaux. Il s’agit de l’Allemagne, de la France et des Pays-Bas. Pourtant, sa balance commerciale était négative en 2018.

    Les produits principalement exportés en 2018 par les entreprises belges concernaient les produits issus des industries chimiques, mais également les véhicules et matériels de transport ainsi que les machines et équipements.

    En 2018, l’industrie chimique était le principal secteur à créer de la valeur ajoutée, suivie par l’industrie alimentaire et des boissons et par l’industrie pharmaceutique.

    Les développements conjoncturels récents montrent que la croissance annuelle du PIB était relativement bonne en 2018 (+1,5 %, contre +2 % en 2017), sous l’impulsion d’une demande intérieure hors stocks vigoureuse, et plus précisément, des investissements. Toutefois, la croissance du PIB a été moins soutenue en Belgique que dans l’Union européenne (+2 %) ou qu’en zone euro (+1,9 %). Au deuxième trimestre de 2019, la croissance du PIB s’élevait à 1,3 % en glissement annuel, soit à un rythme similaire à celui du trimestre précédent (1,3 %), résultant d’une plus grande contribution à la croissance de l’activité économique des investissements mais d’une moindre contribution négative des exportations nettes.

    En 2018, les services soutenaient presque entièrement la croissance du PIB. Ce phénomène s’observe depuis 2014.

    L’indice de production dans l’industrie manufacturière hors construction s’est accru en 2018 pour la troisième année consécutive. Il en est de même pour la production dans le secteur de la construction. Le dynamisme de la production de l’industrie manufacturière hors construction s’est poursuivi au deuxième trimestre de 2019, à l’inverse de la construction qui a connu un recul de sa production.

    La démographie des entreprises s’est encore montrée vigoureuse en 2018, avec un plus grand nombre de créations d’entreprises que de cessations, bien que le dynamisme entrepreneurial soit moindre qu’en 2017. Ce dynamisme entrepreneurial s’observe également au premier trimestre de 2019.

    Le taux d’emploi s’est accru en 2018 tandis que le taux de chômage s’est réduit et cette tendance s’est poursuivie en ce début d’année. Cependant, malgré cette évolution positive, des progrès restent à faire pour atteindre l’objectif d’emploi de la Stratégie Europe 2020, fixé à 73,2 % pour la Belgique en 2020. Cet objectif s’élève à 75 % pour l’Union européenne.

    Alors que depuis plusieurs années, les prix à la consommation se sont accrus à un rythme plus rapide en Belgique que chez les pays voisins, les données du troisième trimestre de 2019 semblent infirmer cette tendance, en raison d’un recul des prix énergétiques.

    En ce qui concerne les perspectives de croissance à court terme pour l’économie belge, l’Institut des Comptes Nationaux (ICN) prévoit une décélération de la croissance du PIB revenant à 1,1 % en 2019 et 2020 après la croissance de 1,5 % enregistrée en 2018, selon les prévisions parues dans le budget économique de septembre 2019.

    Dernière mise à jour
    12 février 2020