Note de conjoncture

Aperçu de l'économie belge - Note de conjoncture de novembre 2021

Éditeur
Séverine Waterbley
Auteur(s)

SPF Economie, P.M.E., Classes moyennes et Energie

Date de publication

Table of Contents

    Les développements conjoncturels récents montrent que la croissance annuelle du PIB s’est effondrée en Belgique en 2020 (-5,7 %) à la suite de la pandémie mondiale de coronavirus. Auparavant, la croissance économique belge était plutôt vigoureuse et s’élevait à 2,1 % en 2019. Néanmoins, le recul du PIB en Belgique s’est montré moins prononcé que celui de l’Union européenne (27 pays ; -5,9 %) et de la zone euro (-6,4 %). Au deuxième trimestre de 2021, la Belgique a connu une hausse de son PIB de 15,1 % à un an d’écart. Il s’agit par ailleurs de la première progression du PIB depuis l’apparition de la crise sanitaire. À la fois la demande intérieure hors stocks et les exportations nettes ont participé à cette reprise du PIB.

    Les services constituent à l’accoutumée le principal moteur de la croissance économique belge. En 2020, ce sont eux qui ont majoritairement contribué au recul de l’activité économique.

    L’indice de production dans l’industrie manufacturière a nettement reculé au cours des trois premiers trimestres de 2020 en glissement annuel. La diminution de la production a été particulièrement prononcée au deuxième trimestre de 2020 sous l’effet, notamment, de l’arrêt partiel ou total de l’activité de certaines industries à la suite des mesures de confinement prises par le gouvernement pour lutter contre l’expansion de la pandémie de Covid-19. Une reprise de la production dans l’industrie manufacturière a toutefois été observée dès le dernier trimestre de 2020 et s’est confirmée au cours des trois premiers trimestres de 2021. Le secteur de la construction a toutefois connu un recul de la production au troisième trimestre de 2021.

    La démographie des entreprises s’est encore montrée vigoureuse en 2020, avec un plus grand nombre de créations que de cessations d’entreprises et un solde net de 40.137 unités, soit le plus grand solde net observé sur la période 2016-2020. Le dynamisme entrepreneurial s’est poursuivi au deuxième trimestre de 2021, avec un solde net de « créations-cessations » positif (14.019 unités). On observe par ailleurs que ce solde a fortement augmenté en glissement annuel (8.109 unités de plus) et ce, malgré la détérioration des cessations par rapport à la période correspondante de 2020.

    Dans son ensemble, 2020 s’est avéré une année défavorable sur le marché de l’emploi, le taux d’emploi s’est inscrit à la baisse et les taux de chômage ont augmenté, tant le chômage total que celui des jeunes de moins de 25 ans. La détérioration des taux de chômage s’est poursuivie au deuxième trimestre de 2021 (en glissement annuel). En effet, le taux de chômage des jeunes s’est monté à 20,5 % (contre 16,4 % un an auparavant) et le taux de chômage total a atteint 6,3 % (contre 5,0 % un an plus tôt). Le taux d’emploi a quant à lui augmenté au deuxième trimestre de 2021, atteignant 65,0 % (contre 64,2 % un an plus tôt),

    Après une année 2020 marquée par un net ralentissement de l’inflation à la suite, notamment, de l’effondrement des prix du pétrole sur les marchés mondiaux, les prix à la consommation mesurés par l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) ont accéléré au cours des trois premiers trimestres de 2021. L’évolution la plus frappante concerne ici aussi les prix énergétiques qui ont crû de plus de 24,6 % au troisième trimestre de 2021 en ligne avec la hausse des cours du pétrole et du gaz sur les marchés mondiaux. Dès lors, les prix du gaz naturel, de l'électricité et des carburants ont vivement progressé sur cette période.

    En ce qui concerne les perspectives de croissance à court terme pour l’économie belge, la Commission européenne indique que la reprise économique devrait déjà avoir lieu en 2021, où la croissance s’élèverait à 6,0 % à la suite de la reprise des activités et de l’avancement dans la campagne de vaccination. La croissance belge s’établirait à 2,6 % en 2022. Toutefois, l’apparition de nouveaux variants et la flambée des contaminations de coronavirus en fin d’année 2021 pourraient à nouveau peser sur l’activité économique en 2022.

    Dernière mise à jour
    12 janvier 2022