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    Consommation des principaux carburants

    Source : SPF Economie – Direction générale de l’Energie.

    La consommation mensuelle de l’essence a connu une croissance ininterrompue jusqu’à février 2020. Depuis 2013, le volume consommé a doublé, résultat des ventes croissantes de véhicules à essence. Les consommations mensuelles du diesel et du GPL connaissent pour leur part un développement légèrement décroissant. Depuis 2018, le nombre de véhicules personnels alimentés au diesel est en baisse.

    Ce constat s’explique notamment par la politique fiscale appliquée. Sous l’effet de celle-ci, les accises sur le diesel ont connu une forte augmentation au cours des dernières années, tandis que les accises sur l’essence ont légèrement baissé.

    À partir de mars 2020, une baisse très marquée de la consommation, tant du diesel que de l’essence et du GPL, est observée à la suite des mesures prises pour lutter contre le coronavirus. Les consommations ont atteint leurs niveaux les plus bas en avril 2020, pour partiellement se rétablir à partir de mai 2020. Les différentes phases de déconfinement et de reconfinement ont ensuite mené à des variations significatives, mais moins importantes, de la consommation.

    Les mesures prises ont eu un impact moindre, même si prononcé, sur la consommation de diesel que sur la consommation d'essence ou de GPL. Cela vient du fait que les poids lourds, roulant au diesel B7, ont en grande partie continué à circuler durant les confinements stricts, contrairement à une part non négligeable de voitures. De plus, les nouvelles habitudes de travail à distance n’ont pas d’impact sur la circulation des poids lourds, contrairement à celle des véhicules personnels.

    Détail de la consommation d’essence

    Source : SPF Economie – Direction générale de l’Energie.

    L’impact de l’introduction de la variante essence E10 95RON en 2017 est très visible au niveau de la consommation d’essence 98RON. En effet, il est conseillé d’utiliser préférentiellement la variante 98RON pour les véhicules plus anciens, ce qui se reflète clairement dans les chiffres croissants de sa consommation.

    Consommation de kérosène

    Source : SPF Economie – Direction générale de l’Energie.

    Jusqu'en 2020, la consommation de kérosène (utilisé dans l’aviation) montrait une tendance généralement croissante et très saisonnière avec des pics durant les mois de juillet et août. De mars à juin 2020, l'arrêt presque complet du trafic de passagers se traduit par une baisse drastique de la consommation. La réintroduction progressive mais limitée des vols internationaux a mené à une légère reprise de la consommation restant bien en-deçà de la consommations « normale ». Les deuxième et troisième confinements n’ont pas eu d’impact plus marqué sur cette consommation. L’autorisation des voyages non essentiels et les nouveaux assouplissements entrés en vigueur pendant 2021 ont permis une reprise plus importante des vols et donc de la consommation de kérosène. À partir de début 2022, la consommation de kérosène est revenue à des valeurs « normales », telles qu’observées avant la crise sanitaire.  Cette reprise est également visible dans les statistiques de transport aérien sur le nombre de passagers transportés et le nombre de vols.

    Consommation des gasoils

    Source : SPF Economie – Direction générale de l’Energie.

    En raison de la forte baisse du prix des produits pétroliers sur les marchés internationaux (voir Prix maximum mensuels moyens), à la suite de crise du coronavirus, la consommation des deux variants de gasoil (souvent utilisés comme combustible de chauffage) a fortement progressé au printemps 2020.

    La consommation des deux variants de gasoil a ensuite graduellement diminué et a connu des niveaux plus faibles qu’attendu au vu des températures. Ceci peut s’expliquer en partie par un phénomène de compensation des ventes élevées du printemps 2020 (effet cuve).  Durant l’hiver 2022-2023, le pic de consommation des deux variants de gasoil a été observé au cours du mois de décembre, qui a été le plus froid de l’hiver.

    Prix maximum mensuels moyens

    Source : SPF Economie – Direction générale de l’Energie.


    Après la forte baisse de prix observée au printemps 2020 à la suite de la crise sanitaire, les prix maximum ont montré une tendance haussière continue. L’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022 a amené les prix des produits pétroliers sur les marchés internationaux à des niveaux jamais atteints auparavant. Ceci se traduit directement sur les prix maximaux. Afin d’adoucir cette hausse, le gouvernement a décidé d’une baisse d’accises de 17,5 centimes d’euros par litre pour l’essence et le diesel à la mi-mars 2022. Les prix ont à nouveau diminué à l’automne 2022, principalement suite à une légère baisse attendue de la croissance économique (suite à l’inflation forte), ce qui mène à une demande plus basse. L’embargo sur le pétrole brut et les produits pétroliers d’origine russe n’a pour le moment pas d’impact sur les prix. 

    Les prix des produits pétroliers sont communiqués sur le site de Statbel.

    Remarque : le terme de « consommation » se réfère aux volumes de carburants mis à la consommation. Le moment de la vente aux consommateurs finaux et, plus encore, de la consommation effective est souvent plus tardif que le moment de la mise à la consommation (en particulier pour le gasoil utilisé pour le chauffage).

    Les chiffres disponibles du dernier mois considéré ne sont pas encore définitifs mais donnent déjà une image fiable de l’évolution des consommations.

    Contact E2-EMES@economie.fgov.be

    Dernière mise à jour
    22 mai 2024