L’affichage des prix chez les fleuristes toujours problématique

Il ressort d’une enquête du SPF Economie, menée auprès de 425 fleuristes, qu’un sur trois ne respecte pas la réglementation économique. La plupart des infractions constatées concernaient des erreurs dans l’affichage des prix. Au total, 96 avertissements ont été donnés et 34 procès-verbaux ont été dressés.

Objectif de l’enquête

En 2016, l’Inspection économique du SPF Economie a mené une enquête générale afin de vérifier si les détaillants de fleurs, de bouquets et de compositions florales respectaient la réglementation économique. L’objectif premier était de s’assurer que les fleuristes affichaient correctement et clairement leurs prix. La mention des informations obligatoires sur leur site internet et leur inscription à la Banque-Carrefour des Entreprises ont également été examinées. Au total, 425 contrôles ont été effectués : la plupart (367, soit 86,4 %) auprès de fleuristes traditionnels, 37 (soit 8,7 %) sur les marchés et 21 dans les magasins des hôpitaux (soit 4,9 %).

Résultats

L’Inspection économique a constaté des infractions à la réglementation économique chez 129 commerçants (30 %), principalement des fleuristes traditionnels. La plupart des infractions concernaient l’affichage des prix : un commerçant contrôlé sur cinq n’affichait pas correctement ses prix. Un prix bien visible et explicite faisait souvent défaut pour les fleurs et les bouquets.

Les contrôles des sites internet ont démontré qu’un fleuriste sur six était en infraction. Il s’agissait principalement de l’absence ou d’une mention incorrecte des informations obligatoires, comme le numéro d’entreprise, les données de contact et l’activité de l’entreprise.

5 % des fleuristes n’avaient pas rempli correctement les formalités obligatoires auprès de la Banque-Carrefour des Entreprises : la plupart n’y étaient que partiellement ou pas du tout inscrits.

Par conséquent, 96 avertissements écrits et 34 procès-verbaux ont été dressés. Les entreprises verbalisées ont reçu une proposition de paiement de transaction. En cas de non-paiement, le SPF Economie transmettra le dossier au parquet compétent. Les amendes peuvent s’élever jusqu’à 60.000 euros.

Type de communiqué de presse:Communiqués de presse , Entreprises et Indépendants , Protection des consommateurs
date: 13 février 2017