SPF Economie, PME, Classes moyennes et Energie
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Entreprise individuelle ou société ?
Quelles sont les caractéristiques principales d'une entreprise individuelle et d'une société ?
Vous comptez développer votre propre activité professionnelle. Votre première initiative sera de choisir la structure juridique la mieux adaptée à vos projets.
Deux options s'offrent à vous :
Chaque formule présente des avantages et des inconvénients et votre choix aura des conséquences importantes sur la vie de votre entreprise.
Parmi les critères en jeu, on peut citer :
N'hésitez pas à demander conseil auprès d'un notaire, un conseiller d’entreprise ou un expert !
Constitution et fonctionnement
La responsabilité de l'entrepreneur
La coopération avec un ou plusieurs associés
Une entreprise individuelle représente la manière la plus simple d'exercer une activité indépendante :
La fondation d’une société réclame, selon les cas :
La cessation de l'activité et la liquidation d'une société occasionnent par ailleurs également des frais.
Une société dispose d'une personnalité juridique distincte qui lui confère des droits propres ainsi que des obligations.
En ce qui concerne le fonctionnement d'une société :
Dans une entreprise individuelle, il n’y a pas de séparation entre le patrimoine affecté à l'activité professionnelle et le patrimoine privé de l'entrepreneur. Celui-ci est donc, avec tout son avoir, responsable des engagements de son entreprise.
Ceci n’est pas exempt de risques, par exemple en cas de faillite d’un client important. Ses dettes peuvent être récupérées sur l'ensemble des biens de l'entrepreneur et ce, tant sur ses biens mobiliers qu'immobiliers, présents ou futurs.
Le patrimoine du conjoint peut éventuellement aussi devoir être affecté au paiement des dettes de l’entreprise à moins qu’une convention matrimoniale n’en dispose autrement.
La protection de la résidence principale du travailleur indépendant
Ce risque a été quelque peu réduit par une mesure entrée en vigueur en juin 2007 qui permet de rendre insaisissable, moyennant le respect de certaines conditions, la résidence principale du travailleur indépendant.
Seules les personnes physiques qui exercent une activité indépendante à titre principal en Belgique peuvent profiter de cette protection.
La résidence principale représente l'immeuble où, dans les faits, le travailleur indépendant séjourne durant la majeure partie de l'année.
Pour tout renseignement sur cette disposition légale, les notaires sont à votre disposition. Vous pouvez également consulter le dépliant d'information générale réalisé par le SPF Economie.
Dans une société, il y a une séparation entre les biens de l’entreprise et les avoirs de l’entrepreneur. Une partie du patrimoine peut donc être soustraite au risque entrepreneurial.
Responsabilité limitée
Dans les sociétés à responsabilité limitée (SA, SPRL, SCRL), l’associé ne répond des dettes de l’entreprise qu’à concurrence de son apport, c’est-à-dire du capital qu’il a investi dans la société. Ceci implique que les créanciers de la société ne peuvent pas entamer le patrimoine personnel de l’entrepreneur. Les avoirs personnels du chef d’entreprise et des associés se trouvent donc protégés.
Dans certains cas, la responsabilité peut néanmoins être engagée. C'est notamment le cas lorsque la société est déclarée en faillite dans les trois ans suivant sa création et si l’apport en capital était manifestement insuffisant pour assurer le fonctionnement normal de la société pendant deux années.
Responsabilité illimitée
Dans les sociétés à responsabilité illimitée (SNC, SCS, SCRI), les associés mettent leur propre patrimoine en garantie des dettes éventuelles de la société. Si la société est dans l'impossibilité d'honorer ses dettes, ses créanciers peuvent poursuivre le paiement de leur créance sur le patrimoine privé des associés.
Les bénéfices d’une entreprise individuelle sont soumis au régime de l’impôt des personnes physiques. Cet impôt est progressif, les bénéfices importants sont donc plus lourdement taxés.
En principe, une société est imposée dans le régime de l’impôt sur les sociétés, qui est moins élevé et moins progressif. Si les bénéfices de l’entreprise sont importants, il est fiscalement avantageux d’être imposé dans ce régime.
Une entreprise a besoin de moyens financiers. Or, les possibilités d’une personne isolée sont habituellement limitées sur ce plan. Une société offre précisément la possibilité juridique d’attirer des partenaires qui souhaitent investir du capital à risque dans l’entreprise. Ces bailleurs de fonds participent ainsi par la suite aux futurs bénéfices de l'entreprise.
La formule de la société permet d’attirer des partenaires qui, outre leur apport en capital, peuvent également s’engager activement pour la société. Le droit des sociétés permet en effet de définir juridiquement la coopération avec un ou plusieurs partenaire(s). Les statuts stipulent les conventions passées en matière de gestion, de développement, etc.
La continuité d’une entreprise est un facteur important, en particulier dans les entreprises familiales. Des problèmes peuvent en effet se poser lorsque le fondateur désire céder son entreprise ou s’il décède.
La propriété et la gestion de l’entreprise ne font qu’un de sorte qu’une telle entreprise ne peut être transmise que par la cession de l’affaire.
Si l’entrepreneur décède, le droit successoral implique que le fonds peut être partagé entre plusieurs héritiers. Cette situation peut entraîner une grande incertitude pour un héritier qui collaborait déjà à la gestion de l’entreprise avant le décès de l’entrepreneur-propriétaire.
La propriété et la gestion peuvent être séparées. Le fondateur et sa société sont des personnes juridiquement distinctes. De ce fait, l’existence de la société n’est pas compromise si le fondateur décède ou lorsqu’il souhaite céder son entreprise.
Les parts (actions) qui représentent le patrimoine de la société changent simplement de propriétaire. Les statuts peuvent fixer les règles du jeu entre héritiers.
Pour plus d'informations sur les formes les plus courantes de sociétés, vous pouvez consulter le chapitre "Formes de sociétés" de ce site.
Vous pouvez également vous référer au Code des Sociétés qui représente la base légale de ces différentes formes de sociétés.