Fracture numérique

La fracture numérique concerne les citoyens qui n’ont pas accès aux Technologies de l’Information et de la Communication (ICT), dont internet, pour de multiples raisons. Celles-ci peuvent être d’ordre :

  • technique, lorsque des citoyens vivent dans des zones difficilement accessibles et donc difficilement raccordables au réseau (zones rurales par exemple) ;
  • socio-économique, lorsque l’origine de la non utilisation de l’ICT provient du niveau d’éducation de l’utilisateur, de son niveau de vie ou de son âge. En effet, si l’accès à l’ICT a un coût, certaines tranches de la population peuvent franchir le pas de leur utilisation plus facilement que d’autres. Les personnes plus âgées, quant à elles, ne perçoivent pas toujours l’utilité de telles technologies.

Suite aux différentes études belges et aux données collectées par la Direction générale Statistique et Information Economique, il s’avère que la fracture numérique est en corrélation étroite avec l’emploi, le niveau d’instruction et l’âge de l’utilisateur (potentiel). Cette fracture doit être suivie de près par les pouvoirs publics, étant donné la modernisation de la société et de l’économie au sens large (commerce électronique, e-Gouvernement) qui va de pair avec l’évolution technologique. En effet, la société de l’information requiert de plus en plus d’avoir des citoyens capables de s’adapter à cette évolution technologique.

C’est pourquoi la Belgique s’est dotée d’un plan d’action national de lutte contre la fracture numérique, lequel se décline en 2 phases :

  • période 2005-2010
  • période 2010-2015

Ce plan repose sur un partenariat entre le fédéral et les entités fédérées et a pour objectif de :

  • réduire d’un tiers la fracture numérique dans les cinq années suivantes ;
  • développer un baromètre de la fracture numérique ;
  • participer à l’effort européen en faveur de l’inclusion numérique, lequel a pour origine la déclaration de Riga de 2006 où les Etats membres et l’UE se sont engagés à réduire de moitié la fracture numérique au cours d’une période de 5 ans.

La mise en œuvre de ce plan a donné lieu à des actions ponctuelles concrètes, telles que Start2Surf@homeLien externe qui vise à permettre aux citoyens qui le désirent d’acquérir un pack informatique à coût réduit. Ce plan a cependant pris fin en 2010.

La loi du 13 juin 2005 relative aux communications électroniques, qui transpose la directive « service universel », permet à l’IBPT d’adopter des mesures pour veiller à que les utilisateurs finals handicapés aient un accès à des services de communications électroniques accessibles au public équivalents à ceux dont bénéficie la majorité des utilisateurs finals, c'est-à-dire adaptés à leur handicap.

L’Agenda numérique pour l’Europe de la Commission européenne a défini certaines actions visant à favoriser la culture, les compétences et l’intégration numériques.

Si vous souhaitez en savoir plus concernant l’importance des compétences numériques pour la compétitivité des entreprises (E-skills), veuillez consulter les documents de travailLien externe de l’atelier organisé par le SPF Economie, en décembre 2012.

Activité(s)

  • Atelier "Les Compétences Numériques" (E-skills)