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Les artifices de joie sont tout sauf des jouets en raison de leur composition : de la poudre noire et divers produits chimiques servant à leur donner leurs formidables couleurs. Des éléments explosifs et très combustibles à ne pas mettre dans toutes les mains !
Réglementation en matière de vente et d’utilisation des artifices de joie
Comprendre ce qui se passe dans un feu d'artifice revient à étudier deux grands phénomènes : des combustions (réactions d’oxydation) et des émissions de lumières. Une combustion vive se fait avec un gros dégagement de chaleur en raison de la vitesse élevée de la réaction. Toute combustion a besoin de chaleur pour être activée.
A cela s'ajoutent le son, la musique, les reflets, la propulsion ainsi qu'une multitude d'autres phénomènes nécessaires à la production d'un spectacle haut en couleurs. Il existe quantité de sortes de pièces pyrotechniques, chacune produisant un effet qui dépend de la composition ou de la structure de l'explosif. Que ce soit des cascades, des fontaines, des soleils, des feux de Bengale, des chandelles romaines, etc., elles sont construites à partir du même principe : emmagasiner un maximum d'énergie dans un minimum d'espace.
Pour que les feux d'artifice soient attrayants, il faut une production de lumière, qui doit être la plus colorée possible. Les produits chimiques permettent d'obtenir des couleurs très diversifiées. Chaque pyrotechnicien a ainsi ses secrets de fabrication. Chaque subtil dosage permet d'obtenir un effet précis. Ainsi, ajouter du sodium crée la couleur orange. Le cuivre et les composés du baryum font les bleus et verts. L’aluminium ou le magnésium produisent les blancs. Le fer est plutôt doré, les composés du strontium donnent le rouge. Ajouter du charbon de bois à la poudre noire donne au feu d'artifice une queue flamboyante qui étincelle dès qu'elle s'élance dans le ciel.
Qu'il soit ou non propulsé, le composé pyrotechnique doit désormais produire son effet. Il s'agira de produire du son (explosion, sifflement, etc.) et/ou de la lumière. Dans tous les cas, il y a encore combustion. Des mélanges tels que de l'aluminium en poudre très fine avec du perchlorate de potassium produisent à la fois lumière (blanche) et son (la combustion est explosive).
En ce qui concerne la production de lumière, il n'est pas évident d'obtenir une couleur donnée, pendant une durée fixée, avec une intensité lumineuse voulue, de telle sorte que les deux pièces de la même espèce soient effectivement identiques. Même si la mise à feu est simultanée, on observe fréquemment des différences.
A consulter :
Terminologie des explosifs et artifices : Un vocabulaire qui n'a rien de chinois. (PDF, 38.37 Kb)
En février 2000, de sérieux changements ont été apportés à la réglementation relative aux artifices de joie destinés aux particuliers dans le but de protéger et de mieux informer le consommateur.
La vente et l’utilisation des artifices de joie sont réglementées par les textes consultables ci-dessous :