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SABAM, SACD, SOFAM…,les sociétés de gestion collective ont pour membres des titulaires de droits d’auteur ou de droits voisins (artistes-interprètes et producteurs). A l’exception de la SABAM qui gère tous types d’œuvres, elles sont souvent spécialisées dans la gestion de certains types d’œuvres (arts visuels, œuvres documentaires, fictions, etc).
Exemples de sociétés de gestion collective belges :
Il n’est absolument pas nécessaire de s’affilier à une société de gestion collective pour voir ses œuvres protégées par le droit d’auteur. L’affiliation présente cependant l’avantage de rendre les droits plus effectifs car, parmi ses différentes fonctions, la société de gestion collective s’assurera du respect et du paiement des droits au nom de ses membres.
L’affiliation n’est cependant pas non plus sans conséquences importantes car les membres ne peuvent généralement plus décider eux-mêmes d’autoriser ou d’interdire les utilisations de leurs œuvres. Seule la société de gestion collective à laquelle ils ont confié la gestion de leurs droits a dorénavant ce droit. Cela a surpris beaucoup d’artistes qui, désireux de mettre leurs œuvres en libre disposition sur internet, se sont aperçus que cela ne pouvait être fait sans l’accord de la société de gestion collective dont ils étaient membres.
Les sociétés de gestion collective exercent différentes fonctions, dont les principales sont les suivantes.
Les auteurs, artistes-interprètes et producteurs peuvent ainsi confier la gestion de leurs droits patrimoniaux à une société de gestion collective. C’est dans ce cas auprès de la société dont l’auteur est membre que les utilisateurs devront s’adresser pour verser les droits nécessaires afin de par exemple diffuser ses oeuvres à la radio, en télévision, sur un site Internet, mais également dans les lieux publics (soirée, magasins, salle d’attente, etc).
Les sociétés de gestion collective redistribuent ensuite à leurs membres les droits perçus.
L’affiliation permet dans ce cas aux membres de ne pas devoir contrôler eux-mêmes l’utilisation qui est faite de leurs œuvres afin de réclamer le paiement des droits à chaque utilisateur. Les sociétés de gestion collective constituent également une sorte de guichet unique auquel les utilisateurs pourront s’adresser pour verser les droits nécessaires. L’obtention des droits pour la radio ou le passage de musique en soirée serait pratiquement impossible si les utilisateurs devaient s’adresser à chaque titulaire de droit individuel pour les œuvres qu’ils entendent exploiter.
La loi prévoit qu’il y a certains types d’utilisation de leurs œuvres auxquelles les auteurs et titulaires de droits ne peuvent s’opposer. Ils ont cependant droit à une rémunération pour ces usages, dont les principaux sont les suivants :
Le système organisé par la loi prévoit que ce sont les sociétés de gestion collective qui répartissent ces rémunérations entre les ayants droit.
Les sociétés de gestion collective assument également plus généralement un rôle de défense des artistes.
En effet, elles bénéficient ainsi d’une position plus avantageuse dans les négociations avec les intermédiaires et les utilisateurs, lorsqu’il s’agit de négocier avec eux les conditions d’utilisation des œuvres de leurs membres.