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Une idée, si originale ou si nouvelle qu’elle soit ne peut être protégée par le droit d’auteur (ou tout autre droit de propriété intellectuelle). Cela découle du principe de liberté du commerce et de libre circulation des idées.
En revanche, sera protégeable l’expression d’une idée qui a pris une certaine forme, qu’elle soit littéraire, musicale, artistique, audiovisuelle, fonctionnelle ou autre. Le développement concret d’une idée, d’un concept, d’une méthode, pourra par exemple être protégé. La protection ne se rapporte pas seulement à la forme définitive d’une œuvre, une esquisse, un plan, un projet remplissent également la condition de mise en forme.
Il est plus difficile de déterminer à partir de quand une idée s’est suffisamment concrétisée dans une expression particulière pour pouvoir être protégée.
Par exemple :
A défaut d’une telle concrétisation, les idées ne pourront être protégées que par le secret ou par la voie du contrat.
Par exemple, lors de la présentation à une entreprise d’une idée ou d’un concept intéressant, on pourra fixer préalablement dans un contrat, par une clause de confidentialité, dans quelle mesure les données communiquées pourront être utilisées.
Lorsqu’une idée ou un concept est repris ou copié servilement, il sera également possible d’avoir recours à la responsabilité civile, à l’enrichissement sans cause ou à la concurrence déloyale pour défendre son idée.
Le savoir-faire (ou know-how) est constitué de l’ensemble des connaissances techniques, transmissibles, non immédiatement accessibles au public et qui ne font pas l’objet d’un brevet.
Ce savoir-faire a une grande valeur économique et il peut être important d’empêcher des concurrents de se l’approprier.
Le savoir-faire ne fait pas l’objet d’une protection particulière par la loi et sera généralement protégé, comme les simples idées, en le gardant secret ou par des contrats particuliers.
Une entreprise peut en effet transmettre son savoir-faire à une autre, notamment parce qu’elle lui donne l’autorisation d’utiliser une de ses inventions et que la mise en œuvre de cette invention requiert un savoir-faire spécifique. Ces accords de transfert ou de communication du savoir-faire contiennent généralement des clauses de confidentialité, une clause interdisant le dépôt d’un brevet sur ce savoir-faire, et prévoient une rémunération de cette communication de savoir-faire.
Les entreprises pharmaceutiques doivent communiquer de nombreuses données relatives à la conception d’un médicament lorsqu’elles sollicitent une autorisation de mise sur le marché. La loi prévoit que les autorités en charge de cette autorisation de mise sur le marché doivent garder ces données confidentielles.