Technologies de l'information et de la communication (TIC)

Le secteur TIC

Le secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC), en anglais “Information and Communication Technology”, est l’un des plus innovants dans l’économie de la connaissance. Cela s’explique par son caractère dynamique ainsi que par son rôle dans la transformation d’autres branches d’activités. L’économie numérique est l’un des éléments essentiels de la stratégie Europe 2020Lien externe, mise en œuvre dans l’agenda numérique pour l’EuropeLien externe, publié en août 2010.

L’évolution récente sur le marché des TIC se caractérise par un développement des services associés à l’internet et au cloud computing. Ce système permet d’implémenter des applications telles que l’utilisation ou la combinaison de données ou de fonctionnalités issues de plusieurs sources pour créer un nouveau service. On constate une convergence entre le contenu numérique et les services disponibles maintenant disponibles à tout instant et en tout lieu sur n’importe quel appareil. D’ici 2020, presque tous les contenus numériques et les applications en ligne devraient pourvoir être fournis.

Définition

Selon la définition adoptée par l’OCDELien externe, le secteur TIC couvre les branches suivantes de l’économie :

  • fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques
  • commerce de gros d’équipements de l’information et la communication
  • édition de logiciels
  • télécommunications
  • programmation, conseil et autres activités informatiques
  • traitement des données, hébergement et activités connexes, portails internet
  • réparation d’ordinateurs et d’équipements de communication.

Le secteur TIC en Belgique

Le secteur TIC est devenu un acteur stratégiquement important de l’économie en Belgique. Le pourcentage du secteur TIC dans le PIB belge est de 4,03 % pour la Belgique en 2013 (source : EurostatLien externe). La valeur ajoutée nette du secteur TIC représentait 4,66 % de la valeur ajoutée nette totale de l’économie belge en 2014. Cette part a connu une légère croissance (+2,2 %) entre 2010 et 2014. La croissance de la valeur ajoutée du secteur TIC entre 2010 et 2014 a été plus forte que celle de l’économie dans son ensemble. Ceci tend à confirmer que même si ce secteur génère moins de 5 % de la valeur ajoutée de l’économie totale, sa tonicité lui permet de contribuer, dans une plus grande mesure, à la croissance économique.

98,5 % des entreprises actives dans le secteur TIC relèvent des branches de services. Le nombre d’entreprises du secteur TIC enregistre une diminution de 4,8 % entre 2014 et 2015. Celle-ci est principalement due à la forte baisse des effectifs (-17,6 %) de la branche « Télécommunications », ce qui confirme la tendance observée entre 2010 et 2014.

La valeur ajoutée du secteur TIC a connu une évolution favorable entre 2010 et 2014 avec une croissance de 11,3 %. Globalement, ce sont les branches industrielles des TIC qui ont enregistré la plus forte croissance (+19,9 %) suivies des activités de services (+10,7 %) et la distribution (+8 %).

En 2015, le secteur TIC comptait environ 81.000 travailleurs. Plus de 91 % de ceux-ci sont actifs dans les branches relevant des activités de services des TIC. Le nombre de postes de travail dans le secteur TIC a connu une légère croissance de 1,5 % entre 2010 et 2015. Celle-ci est due intégralement aux branches de services puisque toutes les branches industrielles ont enregistré un repli de l’emploi sur la période 2010-2015.

Les télécommunications

En 2014, la valeur ajoutée nette du secteur des télécommunications atteignait 5.246 millions d’euros. En 2015, l’emploi exprimé en nombre de postes de travail s’élevait à 21.305 (-18,6 % par rapport à 2010). 

Parts de marché dans le secteur des télécommunications

La part de marché de l’opérateur historique dans la large bande fixe était de 46 % en juillet 2015 en Belgique. La part de marché de l’opérateur principal dans la téléphonie fixe se situait en 2015 dans une fourchette comprise entre 50 et 60 % (en % du total des abonnements à la téléphonie fixe). Proximus domine largement le marché de la téléphonie mobile puisque sa part était de 41 % (exprimé en % de cartes SIM actives) fin 2015.

Plus d’information

Le secteur de la télévision en Belgique

La plupart des ménages reçoivent la TV numérique par le câble. Fin 2015, le câble représente une part de 63,7 % du marché de la TV numérique, le DSL représente les 36,3 % restants (source : IBPT).

En 2015, le marché belge de la télévision a enregistré une hausse de 1,6%, soit 72.493 raccordements. La TV numérique a augmenté de 4,8 % pour atteindre 3,9 millions de raccordements, suffisamment pour pouvoir compenser une baisse de 15 % du nombre de raccordements à la TV analogique. La pénétration de la TV numérique passe par conséquent de 80 à 84 %. Lorsqu'on les additionne, le nombre total de raccordements TV augmente de 1,6 point de pourcentage pour un total de 4.474.959. (source : IBPTLien externe).

En 2015, le marché de la télévision belge a généré 1,097 millions d’euros en revenus de détail liés aux abonnements TV (soit une hausse des revenus TV de 4,9 %), principalement grâce aux revenus supplémentaires générés par la TV à la demande et les packs Premium (source : IBPTLien externe).

Afin de stimuler la concurrence au niveau des offres conjointes TV et haut débit sur le câble et de faire bénéficier les consommateurs de services de télécommunications de qualité à des prix attractifs, la CRC (qui réunit le Vlaamse Regulator voor de Media, le Conseil supérieur de l’Audiovisuel, le Medienrat et l'IBPT) a imposé en 2011 une série d'obligations aux opérateurs puissants sur le marché. Ceux-ci doivent ainsi ouvrir leur réseau aux opérateurs alternatifs pour développer des offres concurrentes. Ce cadre a été interprété de manière plus concrète dans des décisions de la CRC de septembre et décembre 2013 qui ont fixé les aspects tarifaires et qualitatifs de l’ouverture du câble. La CRC a approuvé les tarifs révisés que Brutélé, Nethys (VOO) et Telenet peuvent facturer aux opérateurs qui souhaitent fournir des services de haut débit et de télévision via le câble. La Commission européenne a formulé une série de remarques concernant le projet de décision de tarification, mais a bien donné le feu vert à la CRC. Cette dernière a tenu compte des remarques et a arrêté définitivement les tarifs révisés (source : IBPTLien externe).

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