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Le secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC) constitue l’un des principaux secteurs innovants et est au cœur de l’économie de la connaissance. Fondé sur l’accroissement de la part du capital intangible dans les facteurs de production et l’utilisation des TIC notamment dans les processus d’entreprises, ce secteur représente l’un des axes majeurs de la stratégie de Lisbonne.
Le secteur des TIC présente un aspect transversal qui regroupe à la fois des activités industrielles de fabrication et des services. Il recouvre l’ensemble des filières relatives aux technologies et aux services numériques, soit :
Le secteur belge des TIC est largement dominé par les entreprises des services par rapport à celles de la production des biens manufacturiers. En 2005, la part du secteur belge des TIC par rapport à l’ensemble des entreprises belges, déclarées à la TVA, s’élevait à 3,78 %. Pour la même année, la contribution de la valeur ajoutée et celle de l’emploi du secteur dans l’ensemble de l’économie sont respectivement estimées à 4,40 % et 2,56 %. Enfin, en 2006 les exportations et importations des produits TIC pesaient respectivement pour 3,69 % des exportations totales et 5 % des importations totales des biens.
Entre 2000 et 2006, la production de l’ensemble du secteur TIC a enregistré un taux de croissance de la valeur ajoutée à prix courant de l’ordre 21,75 %. En 2004, le secteur a peu profité de la croissance économique exceptionnelle de la Belgique (2,8 %) et a vu ses effectifs salariés orientés à la baisse sur toute la période étudiée. Les secteurs des télécommunications et des activités informatiques occupent une place importante au sein de l’ensemble du secteur TIC.
Les indices de concentration calculés en 2006, pour les deux secteurs de services, révèlent que le secteur belge des télécommunications est plus concentré que celui des activités informatiques. Peut-on alors conclure que le marché belge des télécommunications fonctionne sous un mode de concurrence imparfaite ? Seule une analyse plus approfondie permettrait de répondre à cette interrogation, elle doit porter notamment sur chacun des segments du marché des communications électroniques (internet large bande, téléphonie mobile et téléphonie fixe).
Si vous souhaitez en savoir davantage sur le secteur TIC, veuillez consulter le chapitre V du « Panorama de l’économie 2007 »
Actuellement, les consommateurs belges captent les signaux télévisuels en mode analogique ou en mode numérique et ce, suivant quatre plate-formes : le câble, le xDSL, le satellite et le hertzien terrestre. Le passage à la télévision numérique à l’horizon de 2012 est un acquis communautaire et la Belgique doit s’y conformer.
Le câble reste le mode d’accès le plus couramment utilisé par les Belges pour regarder la télévision. Le câble est présent dans tout le pays et 95 % des ménages sont raccordés à la télédistribution. Cependant, depuis le lancement de la télévision numérique en Belgique, le marché belge de la télédistribution numérique est partagé par deux acteurs économiques principaux : les câblo-opérateurs d’une part et BELGACOM TV d’autre part. La concurrence reste limitée sur ce marché pour cause de situation de monopole de fait et de l’exploitation technologique propre à chaque acteur économique.
A moyen et à long termes, la convergence (triple play notamment) pourrait raviver la concurrence sur le marché belge de la télédistribution. L’entrée sur ce marché du numérique terrestre et du satellite, encouragés principalement par les autorités publiques (taux de TVA préférentiel sur le décodeur numérique notamment), pourrait également changer la donne, en d’autres mots élargir le marché et injecter une dose supplémentaire de concurrence. L’autre élément qui pourrait stimuler la concurrence serait d’encourager l’interopérabilité entre les réseaux des différents câblodistributeurs afin de permettre le développement de services homogènes couvrant l’ensemble du territoire belge.
Etant donné le caractère de concurrence imparfaite du marché belge de la télédistribution, le maintien en vigueur d’instruments de régulation adéquats se justifierait-il ?
La convergence numérique va favoriser l’apparition de deux acteurs majeurs TELENET et VOO sur le marché de la câblodistribution. Cette situation de fait doit retenir l’attention des autorités compétentes et diverses pistes devraient être envisagées afin de stimuler l’émergence de nouveaux acteurs sur le marché à des conditions approuvées par le régulateur sectoriel, pour développer des offres alternatives en matière de services numériques. L’énorme barrière à l’entrée que représente la duplication d’un réseau câblé pour tout nouvel acteur sur le marché ne doit pas être négligée.
Si vous souhaitez en apprendre davantage, veuillez consulter le rapport « Le secteur belge de la télédistribution (juin 2007) »