SPF Economie, PME, Classes moyennes et Energie
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De l’information plus détaillée et spécialisée est disponible dans le « Code annoté du crédit à la consommation ». Document qui est actuellement en train d’être mis à jour. Ce qui suit ne constitue que quelques principes de base.
On entend par « crédit à la consommation » tout crédit servant à autre chose qu'à financer l'achat d'un immeuble : voiture, électroménager, voyage, mariage, etc. Il peut s'agir :
Un contrat de crédit à la consommation est conclu entre un consommateur et un prêteur.
Dans certains cas, un intermédiaire de crédit intervient pour la conclusion du contrat de crédit.
Le consommateur est une personne physique (pas une société, ni une ASBL) qui agit principalement dans un but privé. Ce but ne peut donc être ni professionnel, ni commercial, ni artisanal.
Le prêteur est une personne morale (société) qui consent un crédit à un consommateur dans le cadre de ses activités commerciales ou professionnelles. Les prêteurs sont, typiquement, des banques, des institutions financières liées (par exemple) à des vendeurs automobiles, des sociétés qui mettent à la disposition des consommateurs des cartes de crédit ou des moyens de crédit similaires, etc. Même un employeur qui octroie du crédit à son personnel doit être considéré comme un prêteur.
Il n’existe pas un droit pour le consommateur à recevoir un crédit. Toutefois, certains prêteurs dit « prêteurs sociaux », accordent sous certaines conditions, des crédits à la consommation à un taux d’intérêt plus favorable.
Tout prêteur doit, préalablement à toute activité de prêt, être agréé auprès du SPF Economie, P.M.E., Classes moyennes et Energie.
L’intermédiaire de crédit est une personne physique ou une personne morale (société) qui aide à la conclusion du contrat de crédit, dans le cadre de ses activités commerciales ou professionnelles.
Les intermédiaires de crédit sont en général des vendeurs, des courtiers de crédit, ou des agents délégués.
L’intermédiaire de crédit ne peut exercer son activité qu’après avoir été inscrit auprès du SPF Economie, P.M.E., Classes moyennes et Energie.
L'élément central lors de l'octroi d'un crédit est la détermination de la solvabilité et de la capacité de remboursement du consommateur. Le prêteur ne peut en effet accorder un crédit à un consommateur s’il estime qu’il ne pourra pas rembourser les sommes prêtées.
Le prêteur ou l'intermédiaire de crédit se renseigne donc sur la situation financière du consommateur, en lui posant des questions sur ses revenus, ses charges, etc. Le consommateur doit y répondre de la manière la plus exacte possible.
Le prêteur vérifie en outre quelle est la situation du consommateur, dans ses dossiers internes et auprès de la Centrale des Crédits aux Particuliers de la Banque Nationale de Belgique (CCP). La CCP enregistre tous les contrats de crédit à la consommation et les crédits hypothécaires en cours, octroyés en Belgique. La CCP recense également les "mauvais payeurs" dans un fichier "négatif", c'est-à-dire les personnes en défaut de paiement.
Les prêteurs sont obligés de consulter ce fichier avant d'octroyer un crédit afin d'avoir une vision plus claire de la situation financière de leurs clients potentiels. Les intermédiaires de crédit n’ont pas accès à la CCP.
Le prêteur peut également demander des renseignements auprès de l’assureur-crédit qui assure le remboursement du contrat de crédit.
Lorsqu'il accorde un crédit, le prêteur est tenu d'alimenter la CCP dans les deux jours suivant la signature du contrat.
Après examen de la demande de crédit, le prêteur décide d’accorder ou non un crédit. Il peut, et même doit, le refuser s'il estime que le consommateur ne sera pas à même de le supporter.
En cas de refus de crédit, le consommateur sera informé des divers fichiers qui ont été consultés, ainsi que des nom et adresse des responsables de ces fichiers. La loi autorise en effet le consommateur à demander au responsable du fichier (que l'on appelle "responsable du traitement") de communiquer les informations qu'il détient. Ainsi, si le consommateur constate que ces informations sont inexactes, il pourra s’adresser à lui pour les rectifier.
Il s’agit d’apprécier d’abord l’opportunité du crédit et ensuite de choisir le type de contrat et le montant les mieux adaptés, compte tenu de la situation financière du consommateur et de l’objet du crédit.
Le prêteur et l’intermédiaire de crédit ont l’obligation de proposer au consommateur le produit financier le mieux adapté au but recherché et à la situation financière de celui-ci. A défaut, ils engagent leur responsabilité. Des sanctions peuvent leur être appliquées.
Le contrat de crédit est conclu par la signature de toutes les parties et doit être concrétisé sur papier ou sur tout autre support durable, par exemple via un contrat conclu sur internet. Sauf dans le cadre d’une ouverture de crédit, un tableau d’amortissement, qui mentionne pour chaque remboursement le montant du capital et des coûts liés au crédit, ainsi que le solde restant dû après chaque paiement, doit également être remis.
Ce n'est qu'à partir de ce moment que le prêteur peut mettre le crédit à disposition du consommateur sur un compte indiqué par ce dernier ou par chèque. Le crédit ne peut pas être remis en espèces.
La signature du contrat fait naître des obligations pour chaque partie. Pour le prêteur : s’assurer que le consommateur peut prélever le crédit conformément au montant de crédit accordé; pour le consommateur : rembourser selon les conditions prévues contractuellement.
Avant la signature du contrat, tout paiement effectué par le prêteur au consommateur ou pour son compte est interdit, ainsi que tout paiement effectué par le consommateur au prêteur.
Cependant, si le contrat de crédit a pour but l’achat d’un bien qui doit être livré (par exemple, un crédit pour l’achat d’une voiture), les obligations du consommateur sont suspendues jusqu'à la livraison du bien, à condition que le bien en question soit mentionné dans le contrat.
Le contrat de crédit doit au moins comporter de manière claire et concise les mentions suivantes :
La loi relative au crédit à la consommation (loi du 12 juin 1991, ci-après LCC) impose un formalisme au contrat de crédit.
Ainsi, par exemple, pour une ouverture de crédit, le consommateur doit faire précéder sa signature de la mention: « lu et approuvé pour ... euros à crédit ». Le montant à indiquer est le montant emprunté. Pour tous les autres contrats de crédit, le consommateur doit faire précéder sa signature de la mention : « lu et approuvé pour … euros à rembourser ». Autre exemple : le consommateur doit y apporter également la mention de la date et de l'adresse précise de la signature du contrat.
Voir également ci-dessus la remise d’un tableau d’amortissement.
Une fois le contrat conclu, la loi vous accorde encore un délai de réflexion de 14 jours calendriers pendant lequel vous pourrez renoncer au crédit au moyen d’une lettre recommandée envoyée au prêteur ou de tout autre moyen de communication accepté par le prêteur et indiqué dans le contrat.
Attention : s’il est fait usage du droit de renonciation, les sommes ou les biens reçus doivent être restitués, et les intérêts dus sur la période écoulée payés. (pour en savoir plus: cliquez ici)
L’octroi d’un crédit à la consommation est, au même titre que n’importe quel autre service, et à de rares exceptions près, un service payant.
Dans un souci de protection du consommateur et de transparence du marché, la loi a prévu une méthode uniforme de calcul du prix applicable à tous les crédits à la consommation : le TAEG.
Le TAEG exprime, sur base annuelle, le coût total du crédit à la consommation, c'est-à-dire tout ce que le consommateur devra rembourser. Il comprend, entre autres, les intérêts, les frais administratifs, la commission de l’intermédiaire de crédit et l'éventuelle prime d’assurance solde restant dû pour autant qu’elle soit obligatoire.
Pour le consommateur, le TAEG permet de comparer les offres des diverses institutions financières. Le TAEG prend en compte toutes les modalités du contrat de crédit: le rythme du remboursement du capital, le paiement des intérêts et le calcul des frais éventuels liés à l’octroi et/ou à la gestion du crédit (par exemple des frais de dossier). Il n'est donc pas question, pour un contrat de crédit sans arriérés de paiement, de payer des frais supplémentaires, à qui que ce soit. L’intermédiaire de crédit ne peut jamais réclamer de rémunération supplémentaire pour couvrir ses coûts.
Une indication moins complexe que le TAEG est celle du « coût total du crédit pour le consommateur » ; le coût total doit être indiqué dans les contrats de crédit à la consommation ; il représente la différence entre le montant total que vous devez rembourser (capital + intérêts et frais) et le montant prêté. Autrement dit, il représente ce que vous « payez » pour le service offert par le prêteur.
Chaque prêteur fixe librement son TAEG, néanmoins, il ne peut dépasser une certaine limite. Cette limite est fixée en fonction du type, du montant et de la durée du crédit. En effet, la loi a fixé des taux (TAEG) maxima que les prêteurs ne peuvent pas dépasser et au-delà desquels il leur est interdit de prêter. Ces taux sont périodiquement révisés en fonction de l’évolution du marché de l’argent (pour en savoir plus: cliquez ici).
Pour tous les contrats de crédit à la consommation, le consommateur peut à tout moment effectuer un remboursement anticipé intégral ou partiel du montant restant dû.
Il importe peu au consommateur qu’il soit en début ou en fin de contrat, que la date du remboursement corresponde ou non à une échéance du crédit. Pour ce faire, le consommateur doit adresser une lettre recommandée au prêteur, au moins dix jours avant le remboursement. Cela déterminera la date à laquelle le calcul de l'indemnité doit être effectué.
En effet, en contrepartie de ce droit de rembourser anticipativement, la loi organise une indemnisation de la perte de profit du prêteur. Cependant, un maximum est prévu. Par ailleurs, le prêteur ne peut demander d’indemnisation dans le cadre d’une ouverture de crédit, lorsqu’un taux débiteur variable a été appliqué, ou lorsque le crédit a été remboursé par l’assureur du consommateur (assurance solde restant dû).
Le prêteur peut, dans un certain nombre de cas, mettre fin au contrat de crédit (on parle de « dénonciation » du contrat), et réclamer au consommateur l'ensemble des sommes à rembourser sans avoir à s’adresser au tribunal:
Quand un prêteur dénonce un contrat de crédit, il peut réclamer des intérêts de retard et des indemnités particulières pour le dommage dû aux manquements par le consommateur à ses obligations, appelées « clause pénale ».
En cas de résolution du contrat, les seuls montants qui peuvent être réclamés sont :
Pour porter plainte en matière de crédit à la consommation, adressez-vous à la Direction générale du Contrôle et de la Médiation.
Attention : si vous constatez une pratique déloyale sur internet, rendez-vous sur le site e-cops.